Vis ma vie de RTE

Le triumvirat de pilotage

SAFe reprend le pattern popularisé par Scrum :

  • PM : Product Manager(s)
  • SAE : System Architect(s) / Engineeer(s)
  • RTE : Release Train Engineer(s).

Chacun est sensé participer au train selon sa fiche de rôle (voir pour cela le site de SAFe plutôt bien foutu).

Or, si les PM et autres SAE ont clairement une valeur ajoutée, le RTE en tant que Servant Leader intervient pour faciliter, fluidifier, gérer les obstacles… C’est bien sympathique ma foi. Mais est-ce bien utile ?

Des milliers d’expert en agilité

Dès qu’il s’agit de revenir à un fonctionnement un peu plus agile, un peu plus SAFe, les choses se compliquent. Pourquoi ?

Parce que, en matière de pilotage, tout le monde s’y connait très bien, y compris en terme de pilotage agile à l’échelle. À vrai dire, l’agile « authentique » n’est pas forcément si trivial.
Et donc la voix du RTE, même pertinente, n’est plus qu’une n-ième proposition parmi d’autres. Sachant que dans un groupe, le plus sûr de lui et le plus prompt à dire « c’est ainsi ! » l’emporte sur celui qui souhaite mesurer les tenants et aboutissants, la conformité aux principes, l’impact réel…

RTE : écouter, démonter, reconstruire

Un RTE persuade … De toute façon il n’a probablement pas d’autre choix.

  1. Écouter. Faire préciser, aller chercher les conséquences de ce que propose tout un chacun
  2. Démonter. Démontrer en quoi ce qui est proposé n’est absolument pas agile (ce dont on peut légitimement se moquer, on est bien d’accord) et surtout expliquer les conséquences qui sont probablement celles archi-connues du waterfall : big bang intégration, impossibilité d’amender le produit…
  3. Reconstruire. À partir d’investigation positive, d’expérience concrète… Planter une graine.

Les personnes et leurs interactions plus importantes que les processus et outils… y compris agiles.